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Les élèves de Littérature et société du Lycée Paul Rey de Nay vous parlent de :

La mer à l'aube,

un film de Volker Schlöndorff,

(France-Allemagne / 2011 / 1h30)

Sortie au cinéma Le Méliès, à Pau, 9 novembre 2017

Synopsis : Le 21 octobre 1941 trois activistes appartenant aux "Bataillons de jeunesse" du Parti communiste abattent le lieutenant-colonel Karl Hotz dans le centre de Nantes. En représailles, Hitler exige aussitôt l'exécution de 150 Français. A Paris, à la Kommandantur, le général en chef von Stülpnagel va tout tenter pour réduire le nombre des exécutions exigées par le Führer. L'officier Ernst Jünger par ailleurs écrivain et philosophe, est chargé par son général de noter, heure par heure, les événements. A Châteaubriant, le sous-préfet est chargé de désigner les otages du camp de Choiseul qui seront fusillés. Parmi les prisonniers, le jeune Guy Môquet. La mer à l’aube est le récit des quelques heures qui séparent l’attentat de l'exécution des otages français, marionnettes suspendues aux fils d'une machine impitoyable qui ne fonctionne qu'à force d’obéissance.

Comment le cinéma peut-il rendre compte de l'histoire de la résistance ?

Dans le film, on peut retrouver la lettre et le mot qu’a écrit Guy Môquet destinés à ses parents et à Odette, documents que nous avons étudiés en cours.

Comme le spécifient les documents travaillés en classe, trois des 27 otages venaient de Châteaubriant dont Guy Môquet : le nombre d'otage est donc respecté.

Guy Môquet dans le film parle à plusieurs reprises de son père, un député communiste, toutes les informations sont vraies. Il est dit aussi que Guy a été interné pour diffusion de propagande communiste comme L'Humanité, clandestine a ce moment là, nous avons pu lire en cours ces informations.

On retrouve l'abbé Moyon dans la scène où les otages écrivent leur lettres, on a retrouvé un témoignage de celui-ci. On retrouve aussi Michel et Tintin soit Michel Debat et Jean-Pierre Timbaud dans le film qui sont des amis de Guy.

Les uniformes pour les gendarmes et les militaires sont identiques à ceux de l'époque.

Les paroles prononcées par l'abbé Moyon dans le film sont identiques à ce qu'il dit aux otages lors de la scène des lettres.

Lors du rendu des lettres des otages à l'abbé dans le film, les otages se présentent un par un en citant leurs situations familiales et sociales, ce passage est aussi décrit dans les notes prises par l'abbé.

On retrouve dans le film le député et le médecin-major portant sa tenue militaire cité

Pétronille 2de 1

Le film de Volker Schlöndorff respecte bien la vraie vie de Guy Môquet et ajoute même les vrais détails et tous les prisonniers (comme les deux lettres que Guy écrit à sa famille et à Odette). Les prisonniers politiques sont représentés par des personnes qui y ''croient encore'', qui pensent qu'elles pourront sortir comme dans la réalité. La costumière nous a dit que le camp de Châteaubriant avait été détruit et ils ont donc tourné dans un camp militaire qui, au final, représentait bien les camps comme celui de Châteaubriant. Les autorités françaises paraissent autoritaires tout en restant clémentes avec les prisonniers, ils sont aussi soumis aux Allemands. La plupart des Allemands sont cruels, mais quelques uns sont contre les ordres, par exemple un officier était contre le fait d’exécuter 150 otages.

Romane, 2de 3

Avis personnels

Personnellement, j'ai aimé ce film car le réalisateur a insisté sur la fidélité historique tout en faisant passer des messages et en rendant hommage aux sacrifiés. J'ai aimé également car ce film nous a prouvé que dans les 2 camps tout le monde ne collaborait pas sans contraintes et surtout que tous les soldats allemands ne sont pas des monstres sanguinaires en 1941 par l’intermédiaire du soldat choqué, traumatisé d'avoir exécuté un homme innocent.

Elliot, 2nde 4

La scène que j'ai trouvée la plus joyeuse est celle de la course dans le camp où Guy Môquet gagne mais c'est surtout la joie qu'il y avait autour de cette scène car on y trouvait de la joie collective et donc c'est pour ça que j'ai apprécié cette scène.

Arthur, 2nde 4

De manière générale ce film m'a plu mais il m'a fait pleurer. Sa portée symbolique est forte et ce film provoque des émotions variées. Toutes les anecdotes et détails véridiques rendent l'histoire plus « réelle » et l'angle d'approche de celle-ci est différente de d'habitude : en montrant la souffrance, l'innocence des fusillés et leur longue route vers la mort, cela rend le symbole de la résistance plus humain.

Lili 2de 1

 

Bribes d’interview avec Léo-Paul Salmain, acteur qui a interprété Guy Môquet, et Agnès Noden, costumière

Léo-Paul Salmain ( acteur qui a interprété Guy Môquet), en compagnie de Justine et Clément

La costumière cherche son inspiration pour les vêtements et les coiffes dans les archives, dans le contexte de la ville (si ville en bord de mer : vêtement de marin par exemple)

Elle nous a dit que l'habillage avait été compliqué car les vêtements de militaire étaient très lourds et qu'il faisait très chaud. Il y a du avoir environ 300 costumes pour ce film.

L'acteur qui a joué Guy Môquet avait 16 ans et demi lors du film. Pour jouer ce rôle il a dû se documenter, se poser la question : « Comment aurais-je fais à ma place ? ». Il nous dit avoir abordé le personnage en le considérant comme un enfant et non comme une icône historique. Il a rencontré Odette (la fiancée de Guy Môquet) et ce fut un moment très émouvant pour tous les deux.

Il dit que cela est difficile d'interpréter un personnage ayant réellement existé. Il raconte que la scène la plus émouvante et impressionnante à jouer était la fusillade. Le réalisateur, Volker Schlöndorff l'a détruit mentalement pour qu'il soit triste au moment de tourner la scène.

Il y a eu un mois et demi de tournage et quatre mois ou plus pour mettre en place le film. L'acteur a lu Guy Môquet, une enfance fusillée pour s'inspirer. Il n'a pas d'autre métier à côté et fait du cinéma depuis ses 11ans, mais Guy Môquet fut son 1er rôle principal.

Il fait aujourd'hui du doublage.

Léa, 2de 3